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Un ancien employé de Quantic Dream gagne un procès pour licenciement abusif

La Cour d’appel de Paris a donné raison à une ancienne employée de Quantic Dream qui invoquait un licenciement abusif de l’entreprise en 2017 après avoir signalé que des images photoshoppées inappropriées d’employés circulaient au sein de Quantic Dream. Quantic Dream avait initialement licencié l’employée pour faute grave, mais l’avait ensuite requalifiée en licenciement pour motif grave lors d’un procès en 2018. Quantic Dream a perdu ce procès, et l’ex-employé en question a déposé une requête pour licenciement abusif.

Grâce au travail du syndicat français Solidaires Informatique – qui a déjà apporté un soutien juridique aux employés victimes de discrimination chez Ubisoft – l’ex-employé de Quantic Dream a gagné le procès pour licenciement abusif le 6 octobre 2021. L’affaire décrit une histoire assez poignante d’abus et de harcèlement sexuel à Quantic Dream, qui a été révélée pour la première fois en janvier 2018. Les sources ont détaillé comment le fondateur du studio, David Cage, exigeait de longues heures de travail de la part des employés, ainsi que son histoire de remarques homophobes et racistes. Les fondateurs David Cage et Guillaume de Fondaumière ont récemment gagné un procès en diffamation à titre personnel contre une publication française pour avoir rapporté l’affaire, mais les deux procès intentés sous le nom de Quantic Dream n’ont pas abouti.

Dans le cas d’inconduite en question, un représentant du personnel a fait circuler des images dégradantes d’employés au sein de l’entreprise, qui ont fini par fuiter. Un exemple était une image d’une employée avec la légende « Toutes les femmes naissent égales mais les meilleures deviennent comptables », mais avec le mot « comptables » barré et remplacé par « putain ». Ce même représentant du personnel a ensuite demandé à l’ex-employée de signer un formulaire indiquant que l' »œuvre d’art » ne l’offensait pas, ce qu’elle a refusé.

Quelques semaines plus tard, l’employée a été convoquée pour une évaluation. Le représentant de l’employée l’a accusée de comportement agressif et d’erreur sur le lieu de travail – en particulier d’avoir scanné des documents relatifs au licenciement du co-PDG de Quantic Dream, Guillaume de Fondaumière. Cependant, le tribunal a rejeté les demandes en déclarant que les actions de l’ex-employée étaient justifiées car il s’agissait d’une assistante de direction, dont le travail consiste à – surprise, surprise – copier des documents et des informations comptables.

L’ex-employé a déclaré ce qui suit au sujet de la décision :

Après des années de procédures, de plaintes, de harcèlement juridique, enfin une décision qui rétablit les faits. Je suis soulagé et fier d’avoir tenu bon face à une attitude que l’on pourrait qualifier de déloyale, malhonnête et intimidante. Personne n’est au-dessus de la loi. Bonne chance et soyez en paix avec votre conscience. Ici, tout est mieux. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

L’industrie des jeux vidéo continue de connaître un fort mouvement en faveur des droits des travailleurs, car les employés de diverses entreprises se défendent contre la discrimination et le harcèlement.

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