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Les travailleurs d’Ubisoft Paris encouragés à faire grève après les commentaires du PDG

Un syndicat français a demandé que les développeurs d’Ubisoft Paris fassent stratégiquement grève suite aux commentaires récemment émis par le PDG de la société, Yves Guillemot. L’éditeur est actuellement confronté à une série de problèmes croissants qui pourraient ou non être résolus au cours des deux prochains mois. Des inquiétudes sont soulevées quant à la manière dont il traite le personnel et ses IP.

Après avoir déclaré que l’année 2023 est cruciale pour l’avenir de l’entreprise, le PDG d’Ubisoft a également déclaré à son personnel que « la balle est dans [leur] camp » pour sortir Ubisoft de son marasme actuel. Cependant, la tentative de Guillemot de motiver les développeurs n’a pas fonctionné et, bien qu’il ait déclaré qu’il avait besoin de « l’énergie et de l’engagement total » de son personnel pour remettre la société sur les rails, il semblerait qu’au moins un des nombreux studios d’Ubisoft finisse par faire grève.

En réponse au commentaire de Guillemot, le syndicat français Solidaires Informatique a tendu la main aux employés d’Ubisoft Paris, les appelant à faire une demi-journée de grève le 27 janvier. Solidaires Informatique a notamment déclaré que le message de Guillemot à son personnel était « ironique », compte tenu de la direction prise par la société au cours des deux dernières années. Ubisoft a annulé sept jeux au cours des sept derniers mois, ce qui fait certainement partie de ce à quoi le syndicat fait référence. Par ailleurs, l’annonce indique également que Guillemot demande beaucoup à son personnel sans promesse de compensation adéquate, et explique que les développeurs d’Ubisoft doivent s’attendre à « des réductions de personnel, des fermetures discrètes de studios, des réductions de salaire, des licenciements déguisés », etc.

Le calendrier des sorties de jeux d’Ubisoft pour 2023 est plutôt intéressant, mais il semble que l’ambiance dans les studios ne soit pas si géniale que ça. Solidaires Informatique a émis quatre revendications majeures pour aider à atténuer le problème. En gros, l’association demande à Guillemot une augmentation de salaire immédiate de 10 % ainsi que des améliorations générales des conditions de travail des développeurs. La plus notable d’entre elles, en particulier, est que le syndicat souhaite qu’Ubisoft passe à une semaine de travail de quatre jours.

Avec l’effondrement du cours de l’action d’Ubisoft, il est difficile de dire comment la société pourrait réagir à une suite aussi complète de revendications. Dans le même temps, il convient de souligner que Solidaires Informatique ne fait que demander aux développeurs de faire grève, sans savoir s’ils accepteront de le faire. Même si c’est le cas, la grève elle-même ne durerait que quelques heures, ce qui enlève de l’intérêt à cette lettre autrement mordante.

Dans d’autres nouvelles, tangentiellement liées, Ubisoft aurait été moqué pour avoir proposé des fusions. Des sources ont déclaré que la société a tenté de fusionner ou même d’être acquise par une plus grande entité corporative depuis un certain temps maintenant, mais qu’elle a été rejetée. Les mêmes sources affirment qu’Ubisoft est actuellement une société trop lourde pour que quiconque s’y intéresse, ce qui indique que les problèmes de Guillemot pourraient être encore plus complexes qu’il n’y paraît à première vue.

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